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28 février 2026 / 13:55
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L´Echo Touristique
Comme toutes les destinations des États-Unis, New York a accueilli moins de touristes qu’attendu en 2025. Mais la Grosse Pomme n’a pas changé et sera plus vibrante que jamais en 2026, assure Julie Coker, la CEO de NYC Tourism + Conventions, l’office de tourisme de la destination.

L’Echo touristique: En 2025, New York a attiré 64,7 millions de touristes (contre 64,3 millions en 2024). C’est moins qu’espéré, il y a un an. Comment expliquez-vous cette faible dynamique?

Julie Coker: C’est moins que ce que nous avions estimé il y a un an, mais plus que nos prévisions réévaluées au mois de mai. L’année 2025 a été difficile, aux États-Unis comme ailleurs. Les tensions géopolitiques internationales ont rendu tous les marchés prudents. L’image des États-Unis n’a pas toujours été positive dans ces moments. Et l’élection présidentielle, qui a eu lieu fin 2024, a impacté les périodes de réservation. La tension politique était maximale, ce qui a créée de l’incertitude chez les voyageurs internationaux. Nous sommes par ailleurs confrontés à une inflation très forte aux États-Unis. Elle commence à se tasser mais elle a clairement impacté l’attractivité touristique de New York l’année dernière.

Parmi les marchés en baisse, il y a un marché stratégique: le Canada. Les Canadiens ont ouvertement boudé les États-Unis. Est-ce que cette tendance existe toujours en 2026 et comment y répondez-vous?

Julie Coker: Le marché canadien a baissé pour l´ensembre des États-Unis. Et New York n’a pas été épargnée, même si la baisse est moins conséquente pour nous. Après le Royaume-Uni, le Canada est notre deuxième marché international: il est donc stratégique. Nous travaillons à sa relance, avec des missions commerciales, des campagnes de promotion ciblées, des initiatives en tout genre. Par exemple, pour la fête nationale du Canada (le 1er juillet, NDLR), de nombreux monuments new-yorkais seront éclairés aux couleurs du pays. Notre message est clair : nous sommes prêts à accueillir nos voisins canadiens. Et même s’il a baissé en 2025, nous nous attendons à ce que le marché canadien retrouve la croissance dès 2026.

Le marché français également est en baisse, avec 729 000 Français accueillis en 2025 (-7%). Va-t-il retrouver des couleurs en 2026?

Julie Coker: Nous prévoyons d’accueillir 766 000 Français environ en 2026. Cette année ne ressemblera pas à 2025. D’abord, la nouvelle administration est désormais installée depuis plus d’un an à la Maison Blanche. Je pense que les relations internationales vont progressivement se normaliser: on le voit avec les dernières évolutions concernant les droits de douane. Surtout, New York n’a pas changé. Il n’y a pas ville plus diverse, accueillante, bienveillante et ouverte que New York. Et les touristes qui sont venus en 2025 ont pu le constater: rien n’a changé.

Vous avez prévu des campagnes, des actions spécifiques à destination du marché français?

Julie Coker: Cet hiver, nous étions en campagne avec le Cercle des Voyages. Elle reviendra plus tard au printemps. Avec ce thème très actuel: « Là où le monde vient pour jouer ». La référence à la Coupe du Monde est évidente, mais elle ne se limite pas au sport. New York est une ville où tout le monde trouve de quoi jouer et s’amuser: en visitant les musées et sites touristiques, en faisant du shopping, en dînant dans des restaurants branchés ou en sortant.

New York délivre toujours une expérience touristique unique au monde.

L’année sera marquée par un événement majeur: la Coupe du monde de football, dont une grande partie des matchs se tiendra aux États-Unis, et particulièrement à New York. Combien de visiteurs attendez-vous pour cet événement?

Julie Coker: Nous attendons 1,2 million de visiteurs venus spécifiquement pour la Coupe du monde de football. Mais, au-delà de l’aspect quantitatif, nous avons un objectif: nous voulons que les supporters ne se limitent pas à Manhattan et aux matchs. Il faut qu’on arrive à les convaincre de visiter les cinq boroughs de New York, à s’immerger dans notre destination. Les musées, les hôtels, les restaurants vont se mettre aux couleurs du sport. Il y aura énormément à faire et à voir cet été, pour tous les budgets. Aucune autre ville ne sait organiser d’événements mondiaux comme New York.

N’y a-t-il pas un risque que ceux qui fuient le ballon rond fuient New York?

Julie Coker: La fête sera dans toute la ville, y compris pour ceux qui n’aiment pas le football ou qui n’ont pas de ticket pour des matchs. L’été sera aussi marqué par les commémorations des 250 ans de la fondation des États-Unis. Les célébrations du 4 juillet, notamment, s’annoncent épiques. 2026 est donc une année parfaite pour découvrir ou redécouvrir New York et l’expérience touristique multiple qu’elle propose.

Comment arrivez-vous à cultiver ce message positif alors que les images qui nous parviennent quotidiennement des États-Unis peuvent dégrader l’attractivité de la destination?

Julie Coker: Comme je le disais, New York n’a pas changé. Nous sommes fermes sur ce message d’ouverture, d’inclusivité et de tolérance. Même si je pense que le facteur négatif le plus important a été l’inflation. Et je suis ravie qu’elle se tasse. Je ne suis pas inquiète. New York délivre toujours une expérience touristique unique au monde. Les touristes, et particulièrement les Français, vont se rappeler de notre histoire commune, de nos relations historiques. Elles sont parfois tumultueuses, mais, à la fin, chacun se rappelle toujours de l’amour qu’il a pour l’autre. La France constitue d’ailleurs le troisième marché international pour New York.

https://www.lechotouristique.com/article/etats-unis-malgre-la-baisse-du-tourisme-new-york-na-pas-change

 

Févr. 26, 2026

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