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2 mars 2026 / 15:05
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L´Echo Touristique
Les frappes menées par les États-Unis et Israël, puis la riposte de l’Iran, entraînent des perturbations du trafic aérien au Moyen-Orient. Nous faisons le point sur les annulations, ce lundi 2 mars.

Suite aux frappes américaines et israéliennes, puis à la riposte de Téhéran, ce samedi 28 février, nombreux sont les espaces aériens qui ont fermé. Annulations en cascades, aéroports paralysés… Voici les dernières nouvelles recueillies auprès des aéroports et des compagnies aériennes. À noter toutefois : la situation évolue très rapidement.

Plus de 7 000 annulations en trois jours

Les espaces aériens de l’Iran, d’Israël, du Qatar, de la Syrie, de Bahreïn et du Koweït et des Emirats Arabes Unis demeurent fermés aux vols civils ce lundi matin. Sur le site de suivi des vols en temps réel, Flight Radar, on peut encore constater un « trou noir » au-dessus de la région : les avions continuent de contourner la zone. Selon plusieurs médias économiques, plus de 7000 vols auraient été annulé en l’espace de trois jours. La plateforme de suivi Flight Aware recensait 2 800 annulations samedi, et 3 156 dimanche. Et 1 239 annulations supplémentaires ce lundi matin.

Les compagnies aériennes continuent majoritairement de contourner la région. © Flight Aware

Les hubs de Dubaï, Abu Dhabi et Doha, par lesquels transitent habituellement 90.000 passagers par jour, restent fermés pour la troisième journée consécutive. Sur leurs plateformes respectives, les aéroports préviennent les voyageurs être encore à l’arrêt. « Jusqu’à nouvel ordre », à Dubaï, qui conseille aux passagers de ne pas se rendre à l’aéroport et de contacter leur compagnie aérienne. « Nous surveillons la situation de près et donnerons plus d’information dès qu’il le sera possible », indique ce matin la structure sur son site internet.

Se renseigner avant de se rendre à l’aéroport

À Doha (Qatar), l’aéroport international d’Hamad confirme ce matin que « tous les mouvements aériens ont été suspendus, dû à la fermeture de l’espace aérien qatari ». « Le trafic aérien demeure suspendu temporairement, et reprendra lorsque l’autorité d’aviation civile du Qatar annoncera la réouverture de l’espace aérien », préviennent les autorités aéroportuaires.

La situation est similaire à l’aéroport international Zayed, à Abu Dhabi, qui reste dépendant de la réouverture de l’espace aérien des Émirats Arabes Unis, et conseille aux « passagers devant voyager aujourd’hui » de se renseigner auprès des compagnies aériennes.  

Plusieurs accidents, survenus ce week-end en raison des attaques iraniennes, ont empiré la situation. À Dubaï, les autorités ont fait état de quatre blessés après une attaque de drone sur la plateforme. A l’aéroport Zayed d’Abu Dhabi, un mort et sept blessés ont été recensés. Des frappes avaient également été signalées à l’aéroport international du Koweït.

Des hubs toujours paralysés

Du côté des compagnies aériennes, la situation ne devrait pas s’améliorer franchement ce lundi. Elles sont nombreuses à avoir suspendu la majorité de leurs opérations ce week-end. Les compagnies régionales, évidemment (Emirates, Qatar Airways, Etihad) mais également plusieurs compagnies européennes telles qu’Air France, Lufthansa ou British Airways.

Etihad Airways indique ce matin que les « fermetures régionales des espaces aériens » continuent d’affecter ses opérations. « Tous les vols de et vers Abou Dhabi sont suspendus jusqu’à 14h, heure locale, le lundi 2 mars ». À l’heure où nous écrivons ces lignes, les vols n’ont pas repris.

Qatar Airways ne prévoit pas de reprendre ses opérations avant le mardi 3 mars. « Qatar Airways reprendra ses opérations lorsque l’autorité de l’aviation civile du Qatar annoncera la réouverture sécurisée de l’espace aérien », a indiqué la compagnie sur X, promettant une nouvelle mise à jour mardi matin.

Air France ne rependra pas avant demain… au mieux

« En raison de la fermeture de plusieurs espaces aériens de la région, Emirates a suspendu toutes ses opérations de et vers Dubaï, jusqu’à 15h (heure locale), le mardi 3 mars », prévient Emirates ce matin. La, compagnie rappelle par ailleurs que « la situation demeure dynamique et sera adressée en continu ».

Pas de reprise avant le 3 mars du côté d’Air France non plus, qui a annoncé annuler ses vols prévus « du 28 février 2026 au 3 mars 2026 de et vers Tel Aviv, Beyrouth, Dubaï et Riyadh ». « Air France communiquera ultérieurement sur son programme de vols vers ces destinations pour les jours suivants », a indiqué la compagnie française.

Lufthansa suspend ses vols vers Tel Aviv, Beyrouth, Amman, Erbil, Dammam et Téhéran jusqu’au 8 mars 2026, et indique ne pas survoler les espaces aériens suivants: Israël, Liban, Jordanie, Iraq, Qatar, Koweït, Bahreïn, Dammam et Iran. Pour ce qui est de Dubaï, la compagnie suspend ses vols jusqu’au mercredi 4 mars. En font de même toutes les compagnies du groupe Lufthansa, dont Swiss Airlines.

« Suite à la dégradation de la situation sécuritaire en Iran, Wizz Air a suspendu tous ses vols de et vers Israël, Dubaï, Abou Dhabi, Amman et l’Arabie saoudite, jusqu’au 7 mars inclus », indiquait Wizz Air, compagnie low-cost, ce lundi matin.

Opérations complexifiées

Plusieurs autres compagnies aériennes ont annoncé des perturbations majeures sur leurs liaisons avec le Moyen-Orient ces prochains jours. British Airways suspend ses vols vers Tel-Aviv et Bahreïn jusqu’au 3 mars inclus, tandis que Norwegian annule ses vols à destination et au départ de Dubaï jusqu’au 4 mars inclus. De son côté, Turkish Airlines, très présente dans la région, a cessé ses opérations vers dix pays du Moyen-Orient, et Air India a indiqué suspendre tous ses vols « vers toutes les destinations au Moyen-Orient ». D’autres transporteurs ont également procédé à des annulations, notamment EgyptAir, Air Algérie et Ethiopian Airlines, alors que les compagnies nationales Syrian Air et Middle East Airlines (Liban) ont, elles aussi, interrompu leurs vols desservant la région.

Même lorsque les vols sont maintenus, les opérations se compliquent nettement. De nombreux avions assurant des liaisons entre l’Europe et l’Asie ne peuvent plus emprunter leurs itinéraires habituels traversant les espaces aériens iranien, irakien ou du Golfe: ils sont contraints de contourner les zones à risque en passant soit par le nord (Turquie, Caucase, mer Caspienne), soit par le sud (mer Rouge, péninsule Arabique).

Ces déviations allongent les trajets, augmentent la durée des vols et la consommation de carburant, ce qui alourdit mécaniquement les coûts pour les compagnies. Si ces conditions perdurent, les spécialistes du secteur s’attendent à une hausse rapide des prix, les transporteurs cherchant à répercuter une partie de ces surcoûts sur les billets long-courriers, en particulier sur les axes Europe–Asie et Europe–Océanie.

https://www.lechotouristique.com/article/moyen-orient-le-point-sur-le-trafic-aerien-ce-lundi-2-mars

 

Mars 02, 2026

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