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Actualités / Moyen-Orient: un mois après le début du conflit, une reprise du trafic aérien très inégale
Si la situation au Moyen-Orient tend à se stabiliser, non pas au niveau sécuritaire mais plutôt capacitaire, la reprise du trafic aérien reste partielle dans la région. Nous faisons le point.

Quatre semaines après le déclenchement de la guerre impliquant l’Iran, Israël et les États-Unis, le trafic aérien au Moyen-Orient fonctionne en mode dégradé. Si les annulations massives des premiers jours ont diminué, la capacité globale reste très inférieure aux niveaux d’avant-conflit. Les opérations sont freinées par l’instabilité sécuritaire et l’augmentation des coûts du carburant.
Des disparités opérationnelles marquées entre les compagnies du Golfe
Les données de trafic révèlent d’importants écarts de reprise entre les trois principaux transporteurs de la région. Selon l´index spécifique mis en place par Fligtradar24 (GARI), arrêté au 29 mars, la situation est la suivante.
C’est Emirates qui enregistre le niveau d’activité le plus élevé. La compagnie de Dubaï assure actuellement 327 vols quotidiens, contre 517 avant le début du conflit. Ce maintien de 63,2% de son programme lui permet de conserver une connectivité partielle sur son hub. À Abou Dhabi, Etihad Airways exploite un programme plus restreint. La compagnie opère 136 vols par jour, contre 319 en période normale, ce qui correspond à un taux de reprise de 42,6%. La contraction est beaucoup plus sévère pour Qatar Airways. Directement impactée par la fermeture des espaces aériens voisins et la proximité de son hub de Doha avec la zone de conflit, la compagnie n’assure plus que 140 vols quotidiens, contre 568 avant la crise, un taux de reprise limité à 24,6%.
Prix du carburant
L’aspect logistique se double d’une contrainte économique directe. Le blocage du détroit d’Ormuz provoque une hausse des prix du kérosène qui impacte la rentabilité des liaisons maintenues.
Cette augmentation des coûts pousse les compagnies internationales à réduire la fréquence de leurs vols ou à ajuster leurs tarifs à la hausse. Les compagnies aériennes ajustent également leurs capacités vers d’autres destinations, à l’image d’ Air France qui, dans son programme pour l’été 2026, annonce augmenter sa fréquence de vols vers l’Asie.
En Europe, pas de reprise
Face à ces conditions opérationnelles dégradées, les compagnies aériennes européennes maintiennent leur politique de retrait. Elles n’ont toujours pas repris leurs liaisons vers le Moyen-Orient et continuent de prolonger la suspension de l’ensemble de leurs vols à destination de la région. British Airways annonçait il y a quelques semaines prolonger la suspension de ses liaisons vers Amman, Bahreïn, Tel-Aviv et Dubaï jusqu’à la fin mai. Et avait déjà prévu de geler sa desserte d’Abou Dhabi jusqu’au 25 octobre 2026. Les vols vers Riyadh et Djeddah, en Arabie saoudite, continuent toutefois d’opérer comme prévu. Ceux vers Doha restent suspendus jusqu’au 30 avril.
Air France continue également d’ajuster son calendrier. Les prolongations varient selon les destinations. La compagnie a annoncé suspendre ses vols de et vers Dubaï et Riyadh « jusqu’au 31 mars 2026. Les liaisons vers Tel-Aviv et Beyrouth restent suspendues jusqu’au dimanche 4 avril inclus.
Moyen-Orient : un mois après le début du conflit, une reprise du trafic aérien très inégale








